jeudi 2 octobre 2014

Bon baiser de Kuala



La tête dans les nuages. Les yeux qui se ferment tout seul. Et une vague odeur de fauve... Voilà ce que donne treize heures de vol avec tout de même une escale. A l'arrivée, c'est un peu comme avoir la gueule de bois ! T'es content de ta soirée et encore plus content de trouver un bon lit pour dormir. Tu sais plus vraiment ou tu habites. Si tu as faim ou pas. Mais t'as la banane quoiqu'il arrive. Oui tu es heureux. Parce que tu attends ça depuis des mois. Avec un peu d'appréhension il faut l'avouer. Les récents événements ont eu de quoi nous inquiéter. L'assassinat d'Herve Gourdel. Les menaces contre les ressortissants français. Les méchants moustiques qui veulent nous faire la peau. Alors on a pris quelques précautions. Pour commencer, on s'est inscrit sur Ariane, le site du ministère des affaires étrangères, pour les prévenir de notre déplacement et recevoir les informations sur l'actualité du pays. Et bien sur on n'a pas échappé aux vaccins. Le centre international des vaccins est un bon plan pour avoir des conseils précis suivant votre itinéraire. Ils adaptent les prescriptions en fonction.. Avec une pharmacie bien garnie pour finir, on se dit qu'on est paré. Inch Allah!

Hier j'écrivais que je n'avais pas trouvé mon carnet. C'est chose faite. Vous pourrez donc suivre notre périple au travers des lignes de mon moleskine flambant neuf. Enfin plus pour longtemps. Parce qu'il va en faire des kilomètres de Kuala Lumpur à Penang puis Kota Kinabalu, avant de partir pour Bali et les îles Gili.. J'ai écris la première page à Dubaï en sirotant un américano au Starbucks. Une de mes habitudes de voyage pour ceux qui me connaissent. 

L'aéroport est une ville dans une ville, elle-même perdue dans un désert. Étrange vision que ces buildings épars qui semblent pousser sur le sable. Des espèces rares avec leur architectures futuristes qui tranchent avec ses habitants et les vêtements traditionnels. Mais ici la modernité ne s'interdit rien. La folie des grandeurs ne semblent pas avoir de limite. Qu'on aime ou qu'on ne l'aime pas, ce luxe n'a pour nous rien de dérangeant. On l'apprécie jusque dans l'avion de la compagnie Emirates. Hôtesse élégante, service irréprochable et fauteuil confortable avec espace pour les gambettes. Pour une fois que ma moitié ne passe pas le vol avec les jambes sous le menton... Moi je ne dis rien. Je suis un petit gabarit qui se logerait dans le sac. Et là je pense à la suite. Le couchage. Il est l'heure de dormir..

Bon baiser de Kuala.
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