vendredi 19 septembre 2014

Portrait sans fard et sans chapeau


Jusqu’à maintenant j’ai peu dévoilé la personne qui se cache sous ce chapeau déniché dans une friperie de Copenhague. J’ai plutôt l’habitude de parler des choses qui m’entourent, m’attirent, me surprennent, que de moi-même…

Mais aujourd’hui, j’ai trois heures de train, plus 60 minutes de retard (ahahah les joies de la sncf et des intempéries). En somme, j’ai tout le temps de faire un petit tour de nombril !

Pour commencer, la chine ne constitue pas mon seul univers. D’abord, parce que ce n’est pas mon métier. Dans la « vraie » vie, ce qui me préoccupe ce sont les autres dont je partage les bonheurs comme les déboires. Enfin, j’ai plus souvent droit aux pépins ! Mais peu m’importe, la vie n’est pas rose (ce n’est pas un scoop) et la profession de RH n’est pas de tout repos (ça non plus ce n’est pas une nouveauté !). En général, on adore nous détester. Malgré tout, je dis souvent que l’humain passe avant les ressources. C’est ma façon d’appréhender un quotidien très administratif qui peut vite perdre de sa chaleur humaine…

Heureusement, je peux chaque soir fermer la porte du bureau et en ouvrir une autre. Celle de notre vie à deux. Enfin trois ! Si on compte notre adorable chat prénommé Figaro en clin d’œil au théâtre que je pratique pour mon plaisir. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il mène la vie de châtelain ! Avec un grand appartement et un parc pour territoire.

C’est aussi vrai qu’il y a un an nous avons posé nos valises dans un vieux château près de Lyon. On n’a pas acheté tout le château, hein ! On en a une petite partie et c’est déjà beaucoup. Cela nous a semblé fou au départ et puis… Après tout, pourquoi se priver de réaliser un rêve ? C’est drôle la vie de château, surtout quand on est plusieurs à vivre entre ses murs. C’est une aventure humaine, autant qu’un plongeon dans le passé !

Et LUI ? Je ne l’oublie pas, je garde le meilleur pour la fin. Figaro, ne sois pas jaloux ! Tu es le troisième homme de ma vie, promis. J’ai trouvé ma moitié il y a bientôt sept ans. Oh diable Beigbeder et son amour qui dure trois ans ! On en a traversé des torrents, subi des tempêtes, emprunté des fleuves tranquilles (bon eux, un peu moins). Et nous sommes toujours là. Depuis peu, mari et femme.

A vingt-huit ans, je réalise tout le chemin parcouru, avec des rêves plein la tête, une famille et des amis plein le cœur et surtout de la bonne humeur à donner...

Voilà, vous en savez désormais un peu plus sur la chineuse que je suis, qui ne voyage jamais sans ses bouquins (au grand dam de mon mari !) et qui écume romans et brocantes à la recherche de la petite comme de la grande histoire…

Retrouvez le sommaire : ici

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

A vos mots... Prêt ? Palabrez !