mercredi 17 septembre 2014

Improbable coups de coeur !


Il y a vraiment des coups de coeur que l'on ne s'explique pas... 

Celui-ci a eu lieu précisément le dimanche 18 mai à Saint Didier de la Tour, un village riquiqui du Dauphiné ! Un endroit où il n'y a pas même un distributeur de billets, c'est dire... Pratique, quand on part la fleur au fusil, comme moi ce jour là, prête à en découdre avec les marchands de tapis, mais sans un sous en poche... Flop. Du coup, allez hop je fais demi-tour ! Direction la maison pour renflouer le porte-monnaie. Heureusement, mon chez moi n'est pas à Perpète-lès-Oies.

Je donne ces détails parce que la raison de l'achat qui va suivre vient peut-être de l'état d'esprit que j'avais à cet instant. Agacée par un aller-retour pour des ronds, une chaleur à crever et 10 tours de parking pour une place... J'aurais dû me garer sur le plancher des vaches, tiens. En plein milieu d'un champs. Mais non, j'attends, je rumine. Enfin un "pecnot" s'en va! Je les appelle comme ça car je n'en suis plus au stade des politesses. Pardon.
Ma seconde entrée sur le terrain de chasse est une défaite cuisante. Les objets que je convoitais ont tous été raflés. Je suis punie de trophée ! Et rien ne trouve grâce à mes yeux. Je me vois déjà rentrée bredouille... C'est là que je l'aperçois pour la première fois. La marchande lui a trouvé un drôle d'emploi en dépit de son amputation! Il porte son casse-croûte de midi. Pourtant, le pauvre n'a plus de plateau.

Est-ce un grain de folie qui a trouvé un terrain fertile ? Ou le soleil qui m'a trop tapé sur le carafon ? Il a bien fallu l'un ou l'autre pour que je me mette à négocier ce pied de table bistrot qui pèse un âne mort. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de ce cadavre de café parisien, moi maintenant?...

En guise d'épilogue, ce n'est pas le pied mais la tête de mon cher et tendre (que dis-je mon mari!) que j'aurais dû prendre en photo quand je suis rentrée avec "mon garçon." Oui j'ai décidé de le surnommer ainsi. Un petit clin d'oeil à son ancienne vie dans les cafés. 

Mon mari (ah voilà c'est mieux, ça vient spontanément) a fait une tête de dix pieds de long. Je l'entends encore me dire : "bon sang, mais tu vas en faire quoi de ton pied ? Tu crois pas qu'il y a assez de vieillerie ici ?" Pour une fois, il n'a pas tord... 

Seulement voilà. En un tour de main, je lui ai trouvé un usage et rendu un peu de sa prestance. De pied de bar à l'agonie, il est passé à piédestal ! Il a suffit de placer un dessous de pot, là où il y avait autrefois un plateau de marbre. De lui trouver une auréole. Une jolie orchidée blanche. 

Désormais, "mon garçon" fait la potiche à l'entrée. Comme quoi, d'un improbable coups de coeur, on peut faire une fin utile...


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